Nous publions ce mois-ci le témoignage de Dominique Chollet, qui a œuvré pour la diffusion de la neuvaine à Marie qui défait les nœuds, , en France et à l’étranger. En outre, Dominique Chollet a fondé l’association AVE, qui organise les retraites en confiance à Marie qui défait les nœuds.

Marie qui défait les nœuds est entrée dans ma vie le 5 décembre 2000 sous la forme d’un petit livret que m’apportait un Français installé au Brésil; il s’agissait du livret de la neuvaine dont la version originale avait été écrite deux ans plus tôt par le Père Juan Ramôn Celeiro, curé d’une paroisse excentrée de Buenos Aires (Argentine).

Revenons en arrière : en 1992, à la tête du groupe d’écoles que j’avais créé près de 20 ans plus tôt, par un retournement de conjoncture imprévu, je me retrouvais potentiellement ruiné. Quand on n’a plus rien à quoi se raccrocher, la religion et notamment la Vierge Marie sont souvent la dernière planche de salut à laquelle on pense. J’ai donc commencé une période de prière intense (3 à 4 h par jour) qui a duré… 3 années !

J’ai toujours été croyant et toujours catholique. La religion catholique me satisfait pleinement. Mais dans le cas présent, mon rapport à Dieu, à la Vierge et aux saints, de théorique, intellectuel et un peu lointain est devenu celui d’une grande proximité.
Il faut dire que, je venais d’être favorisé d’une « parole de science ». Avant cette période particulièrement tendue, je n’avais jamais ouvert ma Bible en dehors des quelques sessions que j’avais pu faire avec le Renouveau charismatique.
Dans la période tumultueuse que je traversais, me souvenant de ce que j’avais pu voir à Paray-le-Monial, j’ouvre ma Bible pour la première fois, et je lis « Va construire pour moi un sanctuaire… »
.
Il m’était dit, d’aller « construire », et ce mot me rejoignait en profondeur. D’une part, j’ai un tempérament de bâtisseur, ensuite on ne peut pas « construire » si on est ruiné.
À la seconde même ma vision des choses a changé à 100 %.

1/ je constatais que le Seigneur était présent et me répondait de façon adéquate dans ma détresse et,
2/ comme on me demandait de « construire » quelque chose, il était certain que, le moment venu, Il m’en donnerait les moyens. Ma prière n’était donc nullement inquiète (un peu quand même, pour être franc!), mais confiante. Il restait à attendre la concrétisation.
Celle-ci vint au bout de trois ans, en 1995. Le 22 août, nouvelle parole de science : « Ils seront honteux et confus ceux qui en voulaient à ta vie… » . Je prends cette Parole au pied de la lettre, certain que mes ennuis ne vont pas tarder à se résoudre.
Effectivement, si rien dans ma situation n’avait évolué pendant 3 longues années, dans les trois mois qui suivirent, les rendez-vous constructifs s’enchaînèrent à vive allure et rapidement tout se trouvait réglé !
Un détail mérite d’être mentionné : le 22 août est la date de mon anniversaire !

C’était un beau cadeau, n’est-ce pas? Depuis lors, il me fait vivre et je ne pense qu’à remercier.
Il me restait à construire le sanctuaire. Je connaissais l’histoire du Poverello qui avait reçu une demande, voire un ordre, semblable, et je commence à chercher des endroits où il y aurait une chapelle ou une église à construire. Aucune porte ne s’ouvre. À mon évêché, le Vicaire général me dit que l’ordre du jour serait plutôt de savoir quelle église ne pas fermer….

Un jour de 1997, le « hasard » – le hasard, c’est Dieu incognito, n’est-ce pas? – sonne à ma porte : un ami m’apprend que les deux responsables de l’association Notre Dame de France viennent, le soir même, parler des Vierges Pèlerines à l’église du village voisin.
Je n’avais jamais entendu parler de ce mouvement, mais je me dis que, par lui, je trouverai peut-être quelque chose à construire.
Les Vierges Pèlerines ? Qui ne se souvient des statues de Marie qui avaient sillonné la France dans des remorques vitrées? Au cours de l’année 1994, 108 statues allèrent de jour en jour, de maison en maison, en France et dans les pays voisins, jusqu’au Liban et en Irak, générant ainsi 40.000 veillées de prière réunissant parfois plusieurs milliers de participants.

Au cours de cette conférence à laquelle j’assiste avec mon épouse, j’entends énumérer sur un ton enjoué une litanie de merveilles accomplies au cours ou à la suite de ces veillées. Je suis conquis. À la fin, les responsables , annoncent qu’ils veulent étendre le mouvement au reste du monde et demandent des volontaires pour s’occuper chacun d’un pays.

Avec des motivations diverses, j’en choisis trois : le Burkina Faso, les États- Unis et le Brésil.
C’est ainsi que, le 5 décembre 2000, par le Brésil, je fais la connaissance de Marie qui défait les nœuds. Laquelle, immédiatement me fait changer de métier, et je deviens éditeur !

Les premiers livrets de Marie qui défait les nœuds avec l’imprimatur de l’Archevêché de Paris sortent en juillet 2001 à Paray-le-Monial. À ce jour, le livret est disponible en 13 langues : l’auteur, le Père Juan Ramôn Celeiro en a remis au Pape, le 15 juillet 2017, un exemplaire en chinois.

Dominique Chollet

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