Hélène Avot vient de réaliser une version moderne du tableau de Marie qui défait les nœuds . À ce titre, nous lui avons posé quelques questions.

Bonjour Hélène, pouvez-vous vous présenter rapidement et présenter votre œuvre ?
– Oui bien sûr ! Je suis mariée et j’ai 6 enfants. Je me suis formée dans l’école d’arts plastiques Martenot puis dans une école à Genève, et j’ai continué mon apprentissage d’artiste peintre par moi-même : d’abord en fréquentant beaucoup les musées, en enseignant, puis, à la faveur d’un déménagement dans la Drôme, en approfondissant la technique de ces paysages uniques, in situ.

-Quelles sont les œuvres que vous avez réalisées ?
-Des panneaux décoratifs, des portraits et portraits de famille, sur commande. Ma première commande a été une Vierge de Miséricorde, dont j’ai réalisé, à la demande du commanditaire, une version modernisée.

Connaissiez-vous le tableau de Marie qui défait les nœuds avant de le réaliser ?
-Oui, mon mari et moi avions déjà fait plusieurs neuvaines à Marie qui défait les nœuds .

-Parlez –nous un peu plus précisément de ce tableau: Qui vous a commandité ce tableau ?
-l’Association Marie de Nazareth. Au début, je n’avais pas très envie de le faire, car je n’aime pas franchement ce tableau, dont l’esthétique est trop baroque pour mon goût. Mais j’ai accepté car j’admire beaucoup le travail que fait cette Association pour faire connaître et aimer la Vierge Marie…

-Quelles sont ses dimensions ?
-Il mesure pratiquement la même taille que l’original qui se trouve à Augsbourg.

-Quelle technique avez-vous utilisée ?
-J’ai utilisé la même technique que Schmidtner, l’artiste qui a peint l’original d’Augsbourg: la méthode de la peinture hollandaise, des grisailles monochromes rehaussées d’un glacis de couleurs.

-Combien de temps ce travail vous a-t-il demandé ?
-environ 3 mois.

-Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?
-L’une des difficultés était de représenter le visage de la Vierge Marie… Le jour où j’ai décidé de le faire, plusieurs personnes ont prié pour moi à Châteauneuf -de-Galaure…

– Quels sont les choix que vous avez opérés (choix esthétiques et choix « théologiques » par rapport à l’œuvre originale de Schmidtner) ?
-Comme je vous l’ai dit, ce tableau ne correspondait pas à mon goût personnel : il me semblait trop chargé, avec des obscurités dans le ciel (un nuage noir), trop d’angelots… D’autre part, le tableau n’était pas toujours juste du point de vue anatomique (notamment l’ange qui présente le ruban délié). J’ai donc fait poser mes enfants adolescents pour repartir de la réalité.
J’ai aussi réduit le nombre total d’anges dans la cour céleste et stylisé l’ensemble selon mon esthétique propre, plus dépouillée.
J’ai ajouté un pont dans le paysage symbolique du bas du tableau, qui représente sans doute Tobie et l’Archange Raphael (dont le nom veut dire Dieu guérit) cheminant vers une ville, qui peut figurer, symboliquement, la Jérusalem céleste ; en tout cas c’est ainsi que j’ai choisi de le représenter, conformément au tableau original. Je me suis inspirée de la technique du sfumato de Léonard de Vinci) . Le pont que j’ai ajouté symbolise la médiation humaine, et l’eau est évidement chargée de toute une symbolique, en plus de l’épisode biblique du poisson que Tobie va attraper dans le Tibre et dont le fiel va servir à guérir les yeux de Tobith, le père de Tobie, selon les conseils de l’Archange.

-Le fait de faire une copie de ce tableau a-t-il changé quelque chose dans votre relation à la Vierge Marie et à Marie qui défait les nœuds ?
-Bien sûr ! Mon mari et moi connaissons maintenant ce tableau par cœur, car partagé notre quotidien pendant plusieurs mois ! Cela nous a attachés encore davantage à Celle qui défait les nœuds de notre vie.

-Avez-vous un site ?
-Oui. Il se nomme l’Atelier du belvédère.

-Qu’aimeriez-vous ajouter ?
-J’ai reçu plusieurs témoignages de personnes qui m’ont dit pouvoir mieux prier Marie qui défait les nœuds avec cette version moderne, qui leur parle plus. C’est une vraie joie pour moi.

-Merci Hélène.
-Avec plaisir.

Interview I.Rolland/Hélène Avot, septembre 2022.

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