St Gilles, que nous fêtons aujourd’hui 1er septembre, est traditionnellement invoqué pour les maladies mentales (dépression, psychoses, etc.). L’article se propose de mieux comprendre cette dévotion et de confier à la Vierge Marie, qui a guéri Thérèse de Lisieux, cette si douloureuse épreuve.

Qui est St Gilles ?
Saint Gilles l’Ermite, moine d’Occitanie mérovingienne ou wisigothique ayant vécu au VIIè siècle, est connu pour avoir accompli de nombreux miracles, notamment la délivrance de possessions démoniaques. Pour fuir cette popularité, il s’enfuit en bateau jusqu’en France, où il vécut ensuite en ermite, près de la future ville de Saint-Gilles. Il fut rapidement vénéré comme un des quatorze saints auxiliaires (appelés ainsi car ils sont considérés comme particulièrement secourables, soit que leur intercession auprès de Dieu ait plus d’efficacité, soit qu’ils passent pour plus accessibles aux prières, en particulier dans les situations d’urgence). St Gilles est invoqué contre la « folie « et les frayeurs nocturnes, la dépression, la stérilité et la possession démoniaque.

Le « martyre » de la maladie mentale ou spirituelle
Le Larousse médical définit ainsi la maladie mentale :
« Maladie de l’esprit, de la pensée. Selon leur gravité, on distingue différents types de maladie mentale. Les plus graves sont les psychoses, qui altèrent profondément la perception de la réalité ainsi que le comportement affectif et social du sujet ; les névroses sont, à la différence des psychoses, des affections moins profondes, au cours desquelles le sujet reste conscient du caractère pathologique de ses troubles. Entre les deux se situent les troubles de la personnalité comme les états limites (borderline), les troubles du comportement (psychopathie, comportement antisocial) et les affections psychosomatiques. «
Sainte Thérèse de Lisieux, que l’on appelle la « petite Thérèse », a elle-même traversé l’épreuve d’une mystérieuse et grave maladie, appelée « maladie des scrupules ». Cette affection a été liée à son hypersensibilité et aux chocs affectifs qu’elle avait reçus, Elle en parle dans l’Histoire d’une âme (manuscrit A):
« L’année qui suivit ma première Communion se passa presque tout entière sans épreuves intérieures pour mon âme, ce fut pendant ma retraite de seconde Communion que je me vis assaillie par la terrible maladie des scrupules (12 ans)… Il faut avoir passé par ce martyre pour le bien comprendre : dire ce que j’ai souffert pendant un an et demi, me serait impossible… Toutes mes pensées et mes actions les plus simples devenaient pour moi un sujet de trouble ; je n’avais de repos qu’en les disant à Marie, ce qui me coûtait beaucoup, car je me croyais obligée de lui dire les pensées extravagantes que j’avais d’elle-même. Aussitôt que mon fardeau était déposé, je goûtais un instant de paix, mais cette paix passait comme un éclair et bientôt mon martyre recommençait ».

Le sourire de la Vierge Marie
C’est à la fin de 1882 que Thérèse tombe gravement malade. Son état s’aggrave Très inquiète, la famille Martin, qui avait une très grande dévotion envers la Vierge Marie, prie Notre Dame des Victoires. Or, le 13 mai 1883, alors que Léonie, Marie et Céline prient au pied du lit de la petite Thérèse et se tournent vers la statue de la Vierge, Thérèse voit alors la Vierge lui sourire. Ce sourire la pénètre jusqu’au fond de l’âme et la guérit instantanément et définitivement.
Elle le raconte elle-même :

« Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais vu rien de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le  » ravissant sourire de la Sainte Vierge.  » Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues, mais c’était des larmes d’une joie sans mélange… Ah ! Pensai-je, la Sainte Vierge m’a souri, que je suis heureuse… »

Confions à la Vierge Marie, à Marie qui défait les nœuds , toutes les personnes qui souffrent de ces maladies, afin qu’elles reçoivent la grâce de pouvoir guérir, ou de pouvoir supporter leur maladie.

Isabelle Rolland

Voir aussi, sur notre blog :

La Psychose: avec la Vierge Marie, toucher la frange de Son manteau

Sur la guérison de Thérèse de Lisieux

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